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Tiraillee!
2008.01.19
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Tiraillee par l'esprit qui galope comme un cheval fou
CHERCHANT SA LIBERTE
A l'automne qui vient de passer
recupere, haletant, sur une plage immonde
desertee des deeses de l'amour
Les meduses le regardent d'un air tranquille
Pourtant partant toujours plus loin
Loin de chez lui et loin des notres
Il ne comprend la raison de vivre
ni pourquoi cette envie de crier
qui s'est cristalisee en tristesse
Dans son diaphragme contracte.
Que nini, la tristesse, me dit-on
Mais la tristesse est belle, elle est proche de moi
Elle me montre tant d'amour
Que je ne savais pas.
Je me croyais insensible
mais les larmes montent et me montrent
Que cette melancholie ne finira donc pas.
Je m'y accroche? Ou elle m'accroche.
Les deeses de l'amour caressent les lunes
Les lignes de ma main sont indecises
Comme les meduses dans la mer froide
Vagabondent au loin poussees par les courants.
Regarder respirer et brouter, oh brouter!
l'herbe verte jaunit lorsque je la regarde
puis elle reverdit si je m'occupe du loin
Est-ce ma perception
est-ce mes sens signes par la marque du temps
des ancetres ou mon aveuglement qui m'occupe
Est la vie qui coule loin du vieux
Jeune vieux vieilli a vingt ans
Une ame qui a deja vecu mais ne sait reconnaitre.
Les plaisirs de l'etre semblent passer
Comme une riviere de boue a mes pieds
Pourquoi, oh pourquoi dois-je m'y tremper?
La douceur du corps
l'espoir de renaitre
Loin de dogmes et doctrines ecervelees
Eparpillees dans mon esprit comme des etageres echues
et les livres ancients jonchent le sol de leur paroles ecrues
Coulant le sang confines dans l'espace
du corps qui ne peut mentir
et souffre sans me dire
que cette tristesse
est la
elle ne veut
partir
sans me dire
qu'elle meurt
Et revivra
sous forme de joie divine
d'humain dieu.